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 i knew you were trouble when you walked in (blake)


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À SF depuis : 09/09/2017
Messages : 23 Dollars : 97


blake qui me tourne dans la tête, qui n'en sort pas en n'en sortira certainement pas tant que la proie ne serait pas attrapée, apprivoisée et ramenée sur le tableau de chasse. rien ne sera fini tant qu'elle ne sera pas obtenue, et putain, dieu sait que j'suis borné comme type.
sans savoir si c'est par désir de satisfaction personnel, d'égo surdimensionné, un truc malsain, ou si c'est un truc vrai. non, je déconne. y a pas d'truc vrai, pas avec moi, pas avec un de luca. ça n'arrive pas, et ça n'arrivera jamais.
les pieds mis dans l'entrée de l'immeuble de son magazine, pour la deuxième fois de ma vie. présence peut-être déjà trop régulière, probablement dérangeante, qui ne saurait tarder de l'être si c'est pas déjà fait. le pas assuré, la soirée déjà quasiment organisée, trop beau pour être recalé, je m'avance dans l'objectif de la ramener chez moi ce soir.
j'suis certain d'y arriver.
presque sur son trente-et-un le type, mais pas trop non plus, faut pas déconner. juste assez pour impressionner. que ce soit la demoiselle, ou les clients, ou les connards. assez pour pouvoir jouer les deux côtés, le bon comme le mauvais rôle.
- bonjour mademoiselle. je viens voir blake lawson.
la petite réceptionniste face à moi flanche un peu, rougit, avant de commencer à décrocher son téléphone. sourire. je pose ma main sur la sienne pour qu'elle raccroche avant d'appeler blake et la prévenir.
- oh non, c'est pas la peine. je l'ai appelée déjà, elle sait que j'arrive.
- mais..
sourire charmeur, clin d'oeil. elle fond sur place, pourrait se mettre à tomber de sa chaise sans faire le moindre mouvement. je sens pour elle son cuir chevelu qui chauffe à force de rougir. allez, t'es mignonne, mais moi je passe.
le comptoir passé, je vais directement au bureau de blake, et m'appuie contre le bord du bureau, penché, les yeux dans les yeux. j'apparais comme une fleur. comme si les locaux m'appartenaient, comme si son bureau m'appartenait, comme si elle m'appartenait.
c'est pour bientôt.
surprise bébé, ton prince charmant est arrivé pour te sauver d'une soirée à passer seule devant une série à la con avec une pinte de glace. t'en fais pas, j'ai des plans pour nous et j'suis sûr que ça va te plaire.
- blake, toujours aussi rayonnante. dis-moi que tu ne fais rien ce soir. ou alors annule ce que tu as prévu, ça ne peut pas être aussi bien que m'avoir moi.
sourire confiant. parfait connard. avoue que j'ai raison.
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Queen de la CB
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Queen de la CB
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T’as beau être complètement focalisée sur cet article que tu rédiges, tu ne manques pas de remarquer quand une présence s’installe un peu trop sur ton bureau. Pas à ton bureau, mais bel et bien littéralement dessus. Tu tournes la tête, et te retrouves nez à nez avec un Celio penché vers toi. La bouche qui s’ouvre, prête à balancer quelque chose, tu la refermes aussitôt n’ayant pas la moindre idée de quoi dire. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sait se mettre à l’aise. « blake, toujours aussi rayonnante. dis-moi que tu ne fais rien ce soir. ou alors annule ce que tu as prévu, ça ne peut pas être aussi bien que m'avoir moi. » Tu peux pas t’empêcher de rire. Un rire nerveux qui affiche clairement ta surprise. Et pourtant, ce serait mentir que de dire que t’es pas un peu contente de le voir. Ce mec, c’est comme il sentait l’adrénaline à plein nez. Le genre de chose qui pourrait te faire suivre quelqu’un les yeux fermés. « vous… » tu te stoppes, avant de te reprendre ne sachant plus vraiment à quel moment vous aviez commencé à vous tutoyer. « Tu manques pas d’assurance. » laches-tu avec un sourire amusé sur le coin des lèvres avant de reporter ton attention sur ton écran d’ordinateur. Plus que quelques mots à taper, et tu pouvais considérer ta journée comme finie. « Pourquoi je ferais ça ? » demandes-tu toujours concentrée sur ton article –ou presque. La vérité, c’est qu’il n’a pas franchement tort. Ta soirée n’avait rien de très excitante. T’allais sans doute rentrer, commander à manger, et te poser devant la télé avec tes deux chiens. Alors que dès que tu te trouvais en présence de Celio, il y avait ce picotement qui te prenait sur la nuque, et qui descendait doucement tout le long de ta colonne vertébrale. Document enregistré, tu te lèves pour te retrouver face à lui, plus près que tu ne l’avais prévu. « Laisse moi deviner… En général tu claques des doigts et t’as tout ce que tu veux ? » T’as bien envie de lui dire que t’aimerais prendre une douche ou que tu peux pas juste sortir comme ça. Mais ta jupe taille haute et tes cuissardes affirmeraient plutôt le contraire. T’attrapes alors ton téléphone, que tu glisses dans ton sac, et attrapes ton manteau avec. « Tu comptes me fixer encore longtemps comme ça, ou on y va ? » T’as plutôt l’impression qu’il te déshabille du regarde plutôt qu’autre chose, et si t’aurais pu en être gêné, ça ne fait que t’amuser. Et t’as pas la moindre idée d’où il veut aller. T’as pas la moindre idée de si cette soirée est une bonne idée ou la pire qui soit. Parce qu’il y a clairement quelque chose qui t’attire chez lui. Au-delà de son physique. Il a ce quelque chose, cet aura, ou le danger qui brille au fond de ses yeux. Pourtant, tu sais que quand quelque chose te fait cet effet là, tu devrais y réfléchir à deux fois.
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À SF depuis : 09/09/2017
Messages : 23 Dollars : 97


à la limite de l'affalement sur son bureau, j'attends patiemment qu'elle se tourne vers moi. putain, c'est bien une des rares fois où je fais preuve de patience quand même. qu'elle s'estime heureuse. c'est qu'elle en vaut vraiment la peine, ou du moins que j'ose l'espérer, ouais.
son rire perce le silence installé, et j'peux pas m'empêcher de sourire aussi, un sourire léger, en coin, plutôt satisfait.
- vous...
je m'apprête à la reprendre, qu'on installe plus d'intimité entre nous, mais elle le fait d'elle-même.
- tu manques pas d'assurance.
à mon tour de rire, plutôt franchement. c'est le moins qu'on puisse dire. je ne manque pas d'assurance, et pourquoi est-ce que ça serait le cas, de toute façon? putain, j'suis canon, un franchement bon parti. j'ai aucune raison de manquer d'assurance ni de penser qu'elle ne voudrait pas de moi. n'importe qui voudrait bien de moi.
elle se lève, sa proximité me fait retrousser une lèvre, légèrement, m'avancer un peu plus, et baisser le regard pour l'admirer. admirer sa tenue, admirer ses longues jambes élancées, oser m'imaginer ce qu'il se trame dessous et me laisser aller à penser pouvoir tout lui retirer d'ici quelques heures.
- laisse moi deviner… en général tu claques des doigts et t’as tout ce que tu veux ?
nouveau sourire, je relève la tête vers elle.
- tu devines bien.
pris à la rigolade, c'est pourtant une vérité que je lance là. et pourtant, à ses mots, j'ai l'impression d'avoir reculé de trois cases, et que la tâche s'avèrera plus difficile que prévue. qu'il en soit ainsi, j'aime trop les défis pour renoncer maintenant.
- tu comptes me fixer encore longtemps comme ça, ou on y va ?
nouveau rire.
- j'y peux rien, blake, j'y peux rien. t'es superbe.
soyons honnête toute de même, au moins une fois aujourd'hui. elle est superbe. oui, elle est bel et bien rayonnante.
et putain oui, qu'est-ce que je me la ferais bien.
elle s'avance, je la suis, à ses côtés, et me permets même de passer mon bras derrière elle, la main qui effleure le bas de son dos, les doigts écartés, prêts à glisser contre ses fesses au moment opportun. au passage devant la réceptionniste, je lui lance un sourire immense et un clin d'oeil. si cette fois elle n'a pas trempé sa chaise, j'suis plus un sicilien.
je l'accompagne à l'extérieur, pensif, jusqu'à la voiture, garée juste devant. mon beau bébé, mon bel amour, l'aston martin flambante, qui nous attend, et lui ouvre la portière pour qu'elle s'installe.
- est-ce que t'aimerais aller manger, ou tu préfèrerais aller boire un verre avant?
préliminaires, ou bien on se lance directement aux hostilités, bébé?
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Queen de la CB
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Queen de la CB
À SF depuis : 06/09/2017
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Son assurance, il est loin de la cacher. Au contraire, ça le fait rire et tu sais que dans 90% des cas, ça doit lui être sacrément favorable. Et aujourd’hui, tu sais pas si ça va t’amuser ou t’agacer rapidement. Y’a qu’une manière de le savoir. Mais va pas falloir qu’il se mette à croire qu’en un claquement de doigts, t’arriveras dans son lit. Pourtant, il y a une petite voix qui te dit que ce scénario a déjà fait son petit bout de chemin dans son crâne. « Tu devines bien. » Son sourire putain. Son sourire. T’espères qu’il a compris. C’était pas juste une question. C’était un indice, pour lui faire comprendre qu’il en serait pas de même avec toi. Il a l’air de gérer ses conquêtes comme il gère son business. En un claquement de doigts. T’as pas envie de t’ajouter à la liste. Pas comme ça. Pa du tout ? Pas la moindre idée. Ce serait mentir que de dire que t’as pas la moindre réaction face à Celio. T’e as peut-être même trop. Et devoir les contrôler quand il s’approche trop, s’en est le plus gros indice.
Tes affaires rangées, ton manteau à la main, malgré les mots qui sortent de ta bouche, t’es prête à le suivre, sans savoir où. Mais il reste là, sans bouger, à te regarder. « j'y peux rien, blake, j'y peux rien. t'es superbe. » Tu peux pas t’empêcher de sourire. « Merci. » Un compliment qui a l’air d’être honnête, et faut l’avouer, ça fait toujours du bien.  Alors tu commences à avancer, et tu sens sa main se glisser dans le creux de tes reins. Y’a un frisson qui te parcourt tout le dos, mais ut prends sur toi pour ne pas te trahir alors que tu sors du bâtiment. Tu continues d’avancer, en te laissant guider jusqu’à sa voiture. Une putain d’Aston. Tu restes figée face à la beauté de la voiture. Tu t’es jamais extasiée devant une voiture, pourquoi maintenant ? Tu secoues légèrement la tête avant de revenir à la réalité, tirée de tes pensées par la voix de l’italien. « est-ce que t'aimerais aller manger, ou tu préfèrerais aller boire un verre avant? » Tu tournes la tête vers lui, souriante et radieuse. « Je ne dis jamais non à un verre. » Et peut-être que des fois, tu devrais. Tu t’installes alors dans la voiture, en te demandant ce qu’il t’attend, et surtout : pourquoi toi ? pourquoi maintenant ?

Le trajet dans l’Aston, c’est comme se faire doucement bercée. T’as pas ouvert la bouche, tu t’es contentée de te laisser promener jusqu’à ce qu’il se décide de se garer Dieu sait où. T’as même pas fait gaffe aux chemins que vous avez emprunté. Pas très prudent. Mais depuis quand tu l’es ? Vous sorte de là, et sa main vient retrouver sa place dans le bas de ton dos. La porte de l’établissement poussé, et tu découvres un bar modernes, sans qu’il soit trop clinquant, aux lumières tamisées. Rien de trop gindé qui t’aurait fait étouffé, mais assez classe pour que t’aies envie de t’y asseoir. Vous prenez place dans un coin, et commande un whisky coca quand le serveur approche. « Alors, c’était quoi ton plan ? » demandes-tu avec un léger sourire. C’est vrai, pourquoi toi ? Tu ne doutes pas un seul instant qu’il a une ribambelle de filles autour de lui. « Je te manquais ? » demandes-tu en en rigolant, pas sérieuse une seule seconde.
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À SF depuis : 09/09/2017
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on est là, dehors, ma main toujours dans le creux de ses reins, ses yeux plantés sur ma voiture, sur mon bébé, et un sourire qui se dessine un peu plus sur le coin de mes lèvres, la satisfaction de voir l'effet que ça lui fait, un peu. un peu beaucoup, même.
je la tire de ses pensées, de ses rêveries, quelles qu'elles soient. j'voudrais qu'on bouge, j'voudrais qu'on fasse quelque chose, qu'on se dépêche, qu'on reste pas plantés là. qu'on sorte, qu'on avance, que j'avance moi, dans la séduction. qu'elle tombe dans mes bras et que j'en profite correctement.
- je ne dis jamais non à un verre.
nouveau grand sourire. satisfaction ultime.
ce soir t'es à moi, bébé.
elle s'installe, je referme délicatement la portière derrière elle. putain ce soir j'vais faire plus preuve de délicatesse que j'en ai jamais fait dans toute ma vie. attention, vous n'avez pas le même celio face à vous.
je souris un peu en coin tout le long du trajet. blake a l'air perdue dans ses pensées, perdue dans je-ne-sais-quoi, et je tente de réfréner mes envies, de ne pas glisser ma main sur sa cuisse, de ne pas chercher à accélérer le processus.
tente de te comporter comme un gentleman, putain.
arrivés, je l'entraine avec moi. bar ni trop classe ni trop classique, plutôt pas mal. j'sais pas à quoi elle s'attendait, moi en tout cas je m'attendais pas à ce qu'elle commande un whisky coca. j'en commande un sec. nouveau sourire.
décidément, elle ne fait que m'en faire tirer, des sourires.
- alors, c'était quoi ton plan?
je fais l'innocent, le faussement offusqué. celui qui n'avait rien prévu de particulier.
- un plan? j'ai pas prévu de plan, j'ai juste prévu de t'inviter dehors.
mes couilles. va faire croire ça à qui tu veux, ouais.
- je te manquais?
les boissons arrivent. un rire franc traverse mes lèvres. je bois un peu, marque une pause.
- si je te dis que c'est le cas, tu me croirais? non, sûrement pas.
t'aurais pas tort, il faut bien l'avouer. il faut pas me croire tu sais, il faut pas m'écouter. je mens comme je respire. j'embobine. je charme. je manipule. ne crois pas un traitre mot de ce que je te dirais. vraiment pas.
je me rapproche d'elle. légèrement. pas assez pour qu'elle ait envie de se redécaler. je me rapproche juste un peu, glisse mon bras sur le dossier, derrière elle.
à l'aise.
- parle-moi un peu de toi, blake. j'ai le sentiment de ne pas savoir assez de choses.
dis-moi, avant que je n'aie envie de chercher les informations nécessaires par d'autres moyens. dis-moi tout, moi j'te dirais rien.
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Queen de la CB
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Queen de la CB
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L’air faussement vexé, comme si tout cela n’était dû qu’à une idée de dernière minute. Une idée innocente de seulement vouloir te découvrir. A d’autres. Tu lèves légèrement les yeux au ciel, mais t’as un sourire en coin. « un plan? j'ai pas prévu de plan, j'ai juste prévu de t'inviter dehors. » Cette fois, tu ris doucement en secouant légèrement la tête. « Et j’suis censée y croire ? » T’en crois pas un mot. Clio, c’est le genre de mecs qui a l’air d’avoir tout de prévu, malgré ce feu que tu vois au fond de ses prunelles. Tu doutes pas un seul instant qu’il gère son business avec une main de fer. Et que la chance ou le hasard n’a pas sa place. Comme cette soirée. Il a dû la prévoir. Et non n’aurait pas été accepté comme réponse. « si je te dis que c'est le cas, tu me croirais? non, sûrement pas. » Tu hausses les épaules. « Ca dépend comment c’est dit. Pourquoi maintenant ? » Mais ça aussi, tu l’aurais pas cru. Tu le connais pas vraiment, t’as juste pu l’observer temporairement. T’es pas certaine qu’une fille lui ai manqué à un moment donné. Il doit prendre, et jeter lorsqu’il finit par s’ennuyer. Alors pendant quelques secondes, tu te demandes ce que tu fous là. Lui donner un peu de fil à retordre ? Peut-être. Tu le vois se rapprocher et tu retiens de ne pas sourire. Prévisible. Et pourtant, tu sais qu’il sait ce qu’il fait. Le serveur vient alors déposer vos boissons de vous, et tu le lèves légèrement comme pour trinquer. « parle-moi un peu de toi, blake. j'ai le sentiment de ne pas savoir assez de choses. » « C’est un euphémisme. Tu sais quoi ? Que je bosse dans un magazine ? » t’es à peu près certaine que ça s’arrête là sauf s’il a demandé à quelqu’un un rapport détaillé sur toi. Tu bois une gorgée de ta boisson avant de t’installer un peu plus confortablement, sentant sa main dans ton dos. « Tu veux que je commence par où ? J’voudrais pas t’ennuyer. » t’arrives pas à te départir de ton sourire en coin. Tu sais pas si c’est parce que tu commences gentiment à le chercher, ou si c’est simplement sa présence qui fait ça. « J’suis née et j’ai grandi à la Nouvelle Orléans. J’ai un cheval resté là bas, deux chiens ici. Je suis aussi mannequin en plus de bosser chez Lolita… » mais ça, il s’en est peut-être déjà rendu compte vu le nombre d’affiches qu’il y a de placarder un peu partout en ville. « Je supporte pas de ne rien faire… J’ai besoin de bouger, de ressentir… Bref de vivre. Et j’vais certainement pas passer cette soirée à faire un monologue. Parle-moi. Toi, ta boite… Les filles qui bossent pour toi. Promis, y’aura rien dans le magazine. » De toute façon, vous êtes passés à autre chose. Chaque sujet à un temps de vie bien limité. Cette fois, c’est à ton tour de légèrement te rapprocher, pour te pencher vers lui. « Et pas de conneries… » Parce que tu remets légèrement en cause l’honnêteté de ses réponses jusque là.
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À SF depuis : 09/09/2017
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- et j’suis censée y croire ?
est-ce que t'es censée y croire? putain non, t'es pas censée y croire. si j'avais envie de te protéger, je te dirais même que tu devrais pas croire un traite mot de tout ce que je raconte, et qu'en fait, tu devrais fuir le plus vite possible, et le plus loin de moi possible, aussi. mais, j'ai pas envie de te protéger de cette façon. je peux te protéger du monde entier à moi tout seul. te protéger de moi-même, ça risque d'être plus compliqué par contre.
je veux trop t'avoir pour moi tout seul.
je me contente d'hausser les épaules et sourire en coin une nouvelle fois, pour toute réponse. j'préfère me taire, ça vaut mieux, parfois.
évidemment que tout est planifié.
- ça dépend comment c’est dit. pourquoi maintenant ?
- pourquoi maintenant? parce que j'étais disponible ce soir, et que ça me démangeait d'apprendre à te connaitre.
est-ce que la réponse te convient? probablement pas. le soucis, c'est que j'en ai pas de meilleure à t'offrir, tu vois. c'est ça ou rien.
le rapprochement pas du tout subtil qui la fait sourire intérieurement. je le vois, au fond de ses yeux. je vois qu'elle se retient, et ça flatte beaucoup trop mon ego. beaucoup trop.
- c’est un euphémisme. tu sais quoi ? que je bosse dans un magazine ?
- tout à fait. que tu bosses dans un magazine, que t'es probablement féministe, que t'as du caractère et que t'es superbe.
estime-toi heureuse que j'en sache pas plus que ça pour l'instant, j'pourrais découvrir tes plus noirs secrets en un claquement de doigts, alors ne te plains pas.
elle s'appuie sur le dossier, ma main touche son dos, le bout de mes doigts glisse jusqu'à sa nuque, j'écoute attentivement ce qu'elle a à me raconter. blake, la fille de la campagne, si je comprends bien.
- j'ignorais que tu étais mannequin. ça m'étonne pas vraiment, pourtant.
tu sais, moi et le mannequinnat, ça fait deux, ou trois, ou même cinquante. je connais les plus grandes, les top, les victoria's secret, celles qui font rêver. mais pas toutes.
- et pas de conneries…
le sujet revient vers moi. je souris, à défaut de grimacer comme l'envie que j'en ai, mais elle se rapproche et c'est une petite victoire à mes yeux. je glisse ma main contre sa tête, recale une de ses mèches de cheveux derrière son oreille.
- pourquoi je te dirais des conneries?
j'hésite à lui balancer la vérité sur mes activités, sous forme de blague, qu'elle pense que je suis le type le plus banal qui existe au monde, mais la méfiance qui m'habite m'en empêche.
- moi.. voyons voir.. je suis né et j'ai grandi en sicile, j'ai emménagé à new-york quand j'avais dix-huit ans, puis à san francisco y a quatre ans, ou un truc du genre. j'ai un peu toujours été dans le business des bars, des clubs, tout ça. j'ai plutôt tendance à me sentir bien dans le milieu de la nuit.
tu sais, c'est ma vie. les filles, l'alcool, les drogues, et tout ce qui suit.
- sinon, j'ai un chien, aussi. et une petite soeur, mais elle est en sicile.
non, j'te parlerais pas de mes filles, ni de ma boite, rien de tout ça. on n'est pas là pour parler business, et que je sache, t'en sais déjà suffisamment via ton article. pas la peine d'étaler le sujet, encore et encore.
- dis-moi pourquoi t'as quitté la nouvelle-orléans?
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Queen de la CB
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« pourquoi maintenant? parce que j'étais disponible ce soir, et que ça me démangeait d'apprendre à te connaitre. » Hm. Peut-être bien. Mais c’est pas la réponse la plus convaincante que t’aies pu entendre. Mais pourquoi pas. De toute façon, il ne t’en fournira pas d’autres. « tout à fait. que tu bosses dans un magazine, que t'es probablement féministe, que t'as du caractère et que t'es superbe. » un large sourire se dessine sur tes lippes que tu tentes en vain de restreindre, mais rien à faire. « C’est un bon début. » Féministe, aucun doute… Le fait que t’aies du caractère, tu penses que oui, tu t’es jamais franchement posé la question. Tu sais ce que tu veux, ce que tu ne veux et en règle générale, tu ne laisses rien ni personne t’arrêter. Tes parents y compris. Tu te cales un peu mieux contre le dossier, sa main dans ton dos, alors que tu commences à lui parler de la Nouvelle-Orléans. Des bases. Le strict minimum. C’est pas que t’as quelque chose à cacher, mais tu te vois pas tout dévoiler maintenant. T’as jamais été très douée au déballage de vie hasardeux. «  j'ignorais que tu étais mannequin. ça m'étonne pas vraiment, pourtant. » « Depuis que j’ai 16 ans.» T’as l’impression que ça fait une éternité, et pourtant, pas tant que ça. Il t’arrive encore d’être anxieuse pour certains photoshoots. Pas un stress énorme, juste pas très à l’aise. Mais quand il te dit qu’il y connait rien au mannequinat, tu serais presque étonnée. Tu l’aurais bien imaginé avec un mannequin à chaque bras, à se pavaner dans les soirées mondaines. Peut-être que tu te plantes. Peut-être que non. Peut-être qu’il connait rien à ce monde là, mais que les filles, il les connait trop bien. Tu finiras par bien par le savoir un jour. Mais pour l’heure, toi aussi tu veux en apprendre plus. T’es pas là pour un interrogatoire. Pas à sens unique du moins. Et le mieux, ce serait avec un peu d’honnêteté.« pourquoi je te dirais des conneries? » Cette fois, tu ne peux pas te retenir de rire. « Disons que j’ai un doute sur l’honnêteté de certaines de tes réponses. » tu lui caches pas, autant jouer franc jeu. Il est là, avec son sourire en coin et ses yeux pétillants de malicieux, avec cette flamme qui danse au fond de ses prunelles et qui demande qu’à te consumer. On dirait un grand gamin, excité par le jeu mais qui ne souhaites pas dévoiler tous ses atouts. Il vient glisser sa main contre ta tête, et t’esprise d’un léger frisson alors qu’il remet une de tes mèches en place. Les frissons, cette excitation, c’est que t’aurais presque plus l’habitude. T’en as vu d’autres des mecs… Mais être aussi réceptive, aussi rapidement, non, ça faisait bien longtemps. Et tu sais pas si tu dois t’en réjouir ou flipper. Mais pour le moment, tu te contentes de te perdre un peu plus dans son regard.  « moi.. voyons voir.. je suis né et j'ai grandi en sicile, j'ai emménagé à new-york quand j'avais dix-huit ans, puis à san francisco y a quatre ans, ou un truc du genre. j'ai un peu toujours été dans le business des bars, des clubs, tout ça. j'ai plutôt tendance à me sentir bien dans le milieu de la nuit. » « J’aurais dû le parier. » commentes-tu avec un léger sourire en prenant une nouvelle gorgée de ta boisson. « La nuit… les filles… J’me trompe ? » Tu finis ton verre alors qu’il reprend la parole, avide d’avoir de nouvelles informations. « sinon, j'ai un chien, aussi. et une petite soeur, mais elle est en sicile. » Mais rien sur son business, sa boite ou les filles qui bossent pour lui. Tu sais qu’il a entendu ce que t’as dit, alors tu considères son omission comme volontaire. Ce serait mal te connaitre que croire que tu vas oublier ça. «dis-moi pourquoi t'as quitté la nouvelle-orléans? » « J’avais besoin de voir autre chose. J’ai toujours rêve de voyager, voir le monde. Découvrir, apprendre… » t’as l’impression de sonner comme une gamine, pourtant c’est réellement ça. « J’ai toujours eu besoin de… plus. Puis j’ai entendu parler de San Francisco par mon meilleur ami… Alors quand j’suis rentrée à l’université, je suis venue ici. Et toi ? Pourquoi avoir quitté la Sicile ? Pourquoi New York ? Et San Francisco ? » Des choses à fuir ou un terrain à conquérir ? « Prépare toi, j’ai encore d’autres questions. » laches-tu en rigolant sans quitter son regard. Impossible. Il a ce quelque chose d’irrésistible. Pourtant, hors de question que ça soit si facile.
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À SF depuis : 09/09/2017
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- depuis que j’ai 16 ans.
je souris à la pensée de l'imaginer en affiches partout en sous-vêtements ou autre. la vérité, c'est que quand je conduis ou que je suis dans la rue, je suis trop occupé, trop concentré sur mes affaires pour flâner et regarder ce qu'il se passe autour de moi. déjà que j'fais pas attention aux voitures et aux piétons, alors les affiches, encore moins.
- impressionnant. comment ça se fait que tu t'es lancée là-dedans? ça te plaît, ou c'était juste un revenu financier?
j'aimerais vraiment en savoir plus sur toi. savoir tes besoin, tes envies, ce qui t'a poussée à faire les choix que tu as fait dans ta vie. le pourquoi, du comment. raconte-moi tout, allez.
- disons que j’ai un doute sur l’honnêteté de certaines de tes réponses.
je ris à nouveau. un rire franc, cette fois. plutôt rauque, mais vraiment franc. j'allume une cigarette alors qu'on est encore à l'intérieur. que qui que ce soit ose me dire quoi que ce soit, c'est mon empire qui les protège de se faire agresser et voler constamment. y a rien qu'à voir le mec qui s'occupe de la sécurité avec son air patibulaire, qui ne fait que nous regarder depuis qu'on est rentrés. c'est un de mes gars.
- tu penses pas que c'est une bonne chose de garder une part de mystère?
disons simplement que ma part de mystère à moi est grande, peut-être trop grande, je veux bien lui accorder. mais ça n'en reste pas moins une part de mystère.
mes doigts au bord de ses cheveux, presque à toucher sa peau et à remettre une mèche en place. je garde ma main à proximité, le coude appuyé cette fois sur le dossier, en l'attente d'un rapprochement soudain, encore un.
- parier sur quoi, mon origine? mon milieu?
suis-je si transparent que ça.
- la nuit… les filles… j’me trompe ?
nouveau sourire. tout de suite, le cliché de l'italien entouré de filles, constamment. d'accord, je ne fais rien pour arranger le cas du stéréotype, mais elle devrait apprendre à ne pas mettre tout le monde dans la même case.
- les filles.. pas forcément. pas que, disons. simplement, la nuit. j'suis plutôt du genre nocturne, tout simplement. je vis mieux la nuit. sans pour autant dormir le jour, j'te dirais. mais les soirées, les clubs, l'alcool. les filles aussi, évidemment. le tout avec modération.
petite pause. éclat de rire. est-ce que j'ai une gueule à consommer avec modération? j'serais aussi peu capable de compter le nombre de filles avec lesquelles j'ai couché que le nombre de verres de whisky que j'ai bu dans toute ma vie.
- j’avais besoin de voir autre chose. j’ai toujours rêve de voyager, voir le monde. découvrir, apprendre…
j'hoche la tête.
- t'as déjà quitté les états-unis? t'as déjà été en europe?
je pourrais te mener en italie, tu sais. aussi longtemps que tu le voudrais, aussi fréquemment. je pourrais te mener à paris aussi. et puis aux quatre coins du monde. j'pourrais te mener partout, tout le temps. dans des lieux lumineux comme dans des lieux sombres. tout ce que tu voudrais, avec moi.
- j’ai toujours eu besoin de… plus. puis j’ai entendu parler de san francisco par mon meilleur ami… alors quand j’suis rentrée à l’université, je suis venue ici. et toi ? pourquoi avoir quitté la sicile ? pourquoi new york ? et san francisco ? prépare toi, j’ai encore d’autres questions.
elle rit. je souris à peine. j'ai les lèvres un peu pincées, les sourcils légèrement froncés, les doigts qui font rouler la cigarette entre eux. une bouffée, deux bouffées, trois bouffées. temps de pause, de réflexion.
comment expliquer, sans trop raconter?
putain, j'me sens piégé.
alors, blake, j'suis parti pour créer un empire de la drogue, mon ex-copine m'a poignardé plusieurs fois parce qu'elle a fait une fausse couche quand je l'ai poussée dans les escaliers, j'ai tout perdu, quand elle est sortie de taule je lui ai mis une balle dans la tête et puis je me suis installé à sf pour me reconvertir dans le trafic d'armes. fin.
ou comment la faire fuir en cinq secondes.
- j'pense que c'était un peu comme toi.. j'avais envie de voyager, peu importe combien j'aime la sicile, j'voulais bouger, découvrir de nouveaux trucs, et honnêtement, quel meilleur endroit que new york pour se lancer dans les clubs? puis.. y a eu quelques histoires, des trucs de la vie qui font que j'ai préféré partir et trouver un nouvel endroit, tout simplement.
haussement d'épaules. j'm'en suis bien sorti, madame?
j'avale le reste de mon verre cul sec et en commande un autre de loin.
- ils s'appellent comment tes chiens?
changement de sujet radical. partons sur un truc plus léger s'il te plait.
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 i knew you were trouble when you walked in (blake)
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