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 la confusion des sentiments (leo)


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À SF depuis : 27/08/2017
Messages : 131 Dollars : 126


when we met, you'd never expect this
and you said, maybe we don't deserve love
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Salle de garde, café en main et les yeux rêveurs. Tu regardes par la fenêtre sans vraiment regarder quelque chose. T'es plongée dans tes pensées, celles qui se répètent, celles qui s'embrouillent, celles qui te donnent envie de crier, celles qui ne trouvent pas de réponses. Par réflexe, tu souffles sur ton café, qui s'avère déjà froid. Grimace qui apparaît sur ton visage dans tu trempes tes lèvres. T'es en week-end ce soir, et si t'as bien besoin de sommeil, ta première idée est d'aller dans un bar, ou dans une boite. C'est pas tant ton genre habituellement, mais les aller-retours entre l'hôpital et l'appartement commencent à peser sur ton moral. T'as comme l'impression que tu fais plus grand chose, toi qui vivais tellement avant. Téléphone qui s'aventure sur les boites, la moitié dont tu ne connaissais même pas le nom. Une catégorie qui retient ton attention. Boites gays. Tu frissonnes, en restant bloquée. Tu te sens bête, et pourtant ça te chamboule de lire ça. Et si t'y allée ? L'idée a peine éclot en toi qu'on te sort de tes pensées. Blouse blanche devant toi qui t'explique la situation. Il y a eu une manifestation, qui a donné lieu à émeute, et pas mal de blessés plus ou moins grave. T'avances vers les urgences, silencieuse. T'y vas surtout histoire de faire le point, dès que quelque chose comme ça arrive et que quelqu'un de psychiatrie est disponible. Si la plupart ne traversent ça que comme un mauvais moment, il y a de temps en temps des personnes qui ressentent le besoin de parler. Talons qui claquent au sol, on ne les entend pourtant pas sous les cris et les râles des patients, autant de mal que d'énervement. Regard compatissant aux médecins de garde, tu souris avant de te diriger vers ceux qui sont en attente. Trop blessés pour qu'on s'en occupe directement, mais pas assez pour être prioritaire, un entre-deux qui énerve. Juste à côté, une voix que t'entend. Une voix que tu n'as plus entendu depuis tellement longtemps que tu l'avais oublié. Une voix à laquelle tu pensais chaque jour depuis quelques mois. La voix. Tu penses à fuir d'abord, puis à l'ignorer, mais t'en es incapable. Nouveau souffle que tu prends, avant de te retourner. Et elle est là, devant toi, comme si tes yeux n'avaient jamais oublié son visage. Tu notes rapidement qu'elle n'a rien de grave, une blessure au bras. "Je m'en occupe." Que tu dis à l'interne, qui acquiesce sans broncher. Sans la regarder dans les yeux, tu t'approches, refermant le rideau blanc pour vous donner un peu d'intimité. Quelques secondes passent en silence, de son côté comme du tiens. Tu la regardes alors. "Salut Leo." Tu souffles alors, avec un facilité déconcertante.
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the less you care, the happier you'll be
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the less you care, the happier you'll be
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when we met, you'd never expect this
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" AIE ! " Oh et bien, tu fais ta chochotte toi maintenant. Non, en fait t'as vraiment mal. Tu regardes ton bras duquel dégouline du sang. Ton sang. Un coup de couteau, une bagarre qui a dégénéré, tu ne sais pas trop comment tu t'es retrouvée dans cet état là. Toi, tu voulais juste suivre la manifestation pour un reportage. Mais là, tu donnes un peu plus de ta personne que ce que tu aurais voulu. Tu rattrapes de justesse ton appareil photo qui a failli faire un vol plané et tu te recules. T'es au milieu des manifestants qui te bousculent, qui fuient la police. T'es pas dans la merde là. Alors tu te décides de suivre le mouvement vu que de toute façon tu n'as pas le choix. Si tu ne le fais pas tu finiras écrasée de toute façon. Au bout de la rue, les badauds se dispersent et tu commences à mieux respirer. L'adrénaline redescend un peu ce qui te rappelle ta blessure au bras. C'est vraiment pas beau pas du tout ça. C'est seulement lors que tu te poses sur un banc que tu prends l'ampleur de la coupure mais aussi qu'à quelques centimètres près t'aurais pu y passer. Tu ranges ton appareil photo dans ton sac et en sort un mouchoir. Tu grimaces en t'essuyant ce qui ne sert pas à grand chose pour le moment. Le sang a déjà commencé à coagulé alors ça ne part pas. Un peu plus loin, tu vois une ambulance. Tu te dis qu'ils auraient peut être de quoi te faire un pansement alors tu t'approches. Ils ont pas mal de boulot visiblement. Un ambulancier te fait monter dans l'ambulance directement sans même attendre ce que tu as à dire. Visiblement il faut emmener quelqu'un à l'hôpital et tu ferais partie du voyage. Tu ne t'en plains pas même si tu espère ne pas attendre des heures. T'as vraiment besoin de faire soigner ça. Peut être même que tu aurais besoin de points. Mais ça avec la boxe, t'as l'habitude. T'arrives aux urgences et te places là où on te dit de te mettre. T'es pas le cas le plus urgent alors forcément, ils en font passer avant toi. Ca commence vraiment à te brûler et tu finis par regretter d'être ici. Tu te dis qu'au moment où ils la nettoieront, ça sera très compliqué. On te demande de te placer dans un box, enfin. Sauf que l'infirmier veut te prendre ton sac. " Non non je le garde. " Il insiste, ce qui fait que tu élèves un peu la voix. " Non vraiment merci. Je le garde. " Tu lui lances un regard noir pour bien lui faire comprendre qu'il pourrait insister, tu ne transigerais pas. Sauf que ta colère se transforme en totale surprise à l'entente d'une voix que tu ne pensais plus jamais entendre. Jackie. Tu clignes des yeux en la regardant, comme ci tu venais de voir un mirage. Ca fait dix ans maintenant que tu ne l'as pas vu et vu votre dernière rencontre, oui, ça te fait un choc. Elle ferme le rideau et tu déglutis difficilement. " Salut... " Ta gorge est sèche, ce simple mot a déjà du mal à sortir. Tu replies tes bras contre ton corps, comme pour te protéger mais tu grimaces en sentant ta plaie. " Putain. " Ah oui, elle est là encore cette blessure. " Tu travailles ici ? " Ca parait un peu normal vu qu'elle est face à toi mais là tout de suite, tu espérais que ce ne soit pas elle qui s'occupe de toi.


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À SF depuis : 27/08/2017
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Tu reviens dix ans en arrière soudainement. Tant de choses se sont passées depuis, que t'as comme l'impression que c'était une autre vie. A l'époque t'avais des rêves, et aujourd'hui ils ont été réalisés. Une part de toi est restée la même, mais d'autres ont changé, ont évolué. T'es plus tout à fait la même, plus mature, plus certaine de tes choix, moins envieuses, moins blessée. T'avais encore beaucoup de rancoeur envers tes parents il y a dix ans, et envers toi-même, mais aujourd'hui t'as su te pardonner, et par la même occasion, leur pardonner. T'espères que pendant ces dix années, Leo aussi aura réussi à te pardonner. T'as jamais aimé blesser les gens, et pourtant aujourd'hui tu dois bien te rendre à l'évidence que t'as blessé tous ceux dont t'étais proche à un moment. Comme si malgré tous tes efforts, tu finissais toujours par être le bourreau et non la victime. Place que tu détestes, place que t'as l'impression de revivre, encore plus fort maintenant que Leo est devant tes yeux. T'as l'impression de rêver, un instant, puis quand tu comprends bien que c'est la réalité, tu décides de ne pas te défiler. T'as jamais cru au destin, trop enclin à être l'unique aventurière de ta vie, et pourtant en cet instant t'y croyais bien. Leo à qui tu pensais depuis quelques semaines, qui se métamorphose devant toi, des traits plus soulignés, une confiance en elle que tu ne connaissais pas, mais au fond, t'as l'impression de voir la même adolescente que t'as connu et pris sous ton aile à l'époque. Le choc sur son visage te fait sourire. T'as eu le même il y a quelques secondes. Elle se refroidie un peu à ton arrivée, et tu te demandes si t'as bien fait finalement. Position qui change, qui met un peu de distance, et tu l'entends râler, comme si elle avait oublié sa coupure un instant. "Attention." Tu souffles, par réflexe, lui sautant presque dessus pour qu'elle tende le bras. Contact qui t'effraie un peu, mais tu ne laisses rien paraître. Tu hoches la tête à sa question. "Oui, à l'étage psychiatrique, mais t'en fais pas je sais faire les sutures." Tu souris, essayant de la rassurer, comme t'as pu le faire il y a bien longtemps. T'observes la plaie pour éviter de croiser son regard, avant de reposer le bras. "T'as pas peur des piqûres j'espère ?" Tu dis avec toujours la même voix, à la fois roque et douce, qui se veut rassurante et apaisante. Tu sors une seringue et un produit anesthésiant d'une armoire non loin d'où tu as la clef, avant de t'asseoir sur un tabouret, à ses côtés. Tu t'arrêtes quelques secondes, la fixant. "Ca fait longtemps, je sais pas trop par où commencer." T'avoues, avant de te reconcentrer sur la blessure. Tu piques, sentant Leo grimaçait, et nettoyant la plaie au passage, préparant tout les outils adéquat sans bouger de ton tabouret. Nouvelle pause, en attendant que le produit fasse effet. "Outre ton bras, tu vas bien, en général ?" Tu souris alors, essayant qu'elle fasse de même, parce que tu la sens bloquée, parce que t'aimerais qu'elle ne le soit plus.
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the less you care, the happier you'll be
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the less you care, the happier you'll be
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En quelques secondes à peine, tu reviens en arrière. T'as 18 ans et tu observes ce visage au moment où tu lui avoues tes sentiments. Tu ressens à nouveau la douleur dans ta poitrine lorsqu'elle te remballe, tes yeux qui picotent parce que tu retiens tes larmes de couler et ce goût désagréable dans ta gorge. T'as mal oui. Aujourd'hui t'as mal parce que ton bras te fait mal. Mais pas que. T'as mal parce que la voir te blesse. Alors oui, tu bouderais presque. Comme une gamine, celle qu'elle avait connue. Tu te protégeais en quelque sorte. De tes sentiments qui pouvaient resurgir. Oui, ce serait bien trop compliqué et douloureux surtout. Même croiser son regard est une épreuve pour toi. Elle avait encore un certain pouvoir que t'étais pas certaine de pouvoir affronter. Malgré ça, t'avais eu le temps de la voir. De voir qu'elle était toujours aussi belle si ce n'était plus encore. Il y avait des gens comme ça, que les années bonifiaient. Pourtant elle semblait différente mais tu ne savais pas dire en quoi. Elle te dit de faire attention à ton bras, celui que t'avais presque oublié. Tu te retiens de reculer lorsqu'elle s'approche de toi. La seule chose qui te permet de tenir, c'est bien que t'as besoin qu'on te soigne. Tu ne veux pas faire l'enfant et demander à ce que quelqu'un d'autre s'occupe de toi. Ce serait trop honteux comme demande. " Tu penses que je suis bonne pour l'asile pour t'occuper de moi ou tu t'ennuyais ? " Tu dis ça d'un ton monocorde, mais au fond, tu t'interroges. Enfin, c'est quand même bizarre qu'elle se retrouve ici non ? T'as l'habitude des hôpitaux et c'est la première fois qu'un psy s'occupe de toi pour une blessure physique. Après, le fait que celle ci soit au niveau de ton bras peut expliquer les choses. " J'ai pas tenté de me suicider hein ! " T'enchaînes ça si rapidement que t'en es toi même surprise. Non, t'as pas envie qu'elle te pense suicidaire même si l'emplacement de la blessure serait bien étrange. Peur des piqûres ? Pas vraiment. Tu hausses les épaules en observant ses mains. " J'ai l'habitude. Enfin j'en ai déjà eu. " Non, tu n'étais pas une junkie non plus. Tu n'as cesse de te justifier avec elle. C'est étrange. T'as pas envie qu'elle te voit comme quelqu'un de dérangé, mais plus comme la femme forte que tu es. Même si tu grimaces face à la douleur de ta coupure. Elle ne sait pas par où commencer qu'elle te dit. " Rassure moi, tu parles de la conversation hein pas du soin. " Tu émets un léger rire alors qu'elle te pique. Bon, t'as l'habitude mais ce n'est pas pour autant que tu aimes ça. Sauf pour les tatouages bien sur. Heureusement d'ailleurs, là où est la coupure, tu n'en as pas. Pourtant, t'en as pas mal mais pas ici. " Ca va. Enfin je crois. " T'allais bien avant de la voir en tout cas. Oui, toujours si on oublie ce trou dans ta peau. " Et toi ? Je suppose que oui, t'as un poste qui semble pas mal même si tu te retrouves à recoudre des nanas intrépides. " Tu ne savais pas combien de temps ça prendrait mais ce qui t'effrayait le plus, c'est que tu ne savais pas c'est si tu préférais que ça dure longtemps ou non. Passer du temps avec elle avec ce petit côté excitant que ton corps te réclamait. Mais ta conscience te hurlait de t'en aller. Cette nana allait finir par te rendre folle.


Jackie ♥:
 
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À SF depuis : 27/08/2017
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T'as absolument aucune idée de comment tu peux garder ton calme. C'est le cas pourtant, droite comme i, stoïque comme à ton habitude, à parler et poser des questions comme si rien ne te chamboulait. Ton corps le sent pourtant, t'as le ventre qui se tord et le coeur qui palpite trop rapidement. T'as toujours été douée pour gérer les moments de crise, et celle-ci est la plus critique que t'as pu vivre depuis ton divorce. Tu sais pas si tu rencontres Leo au pire moment de ta vie, au exactement à celui qu'il fallait. T'es plus tout à fait toi en ce moment, t'as des questions en tête, des points d'interrogation que t'es pas encore certaine de vouloir résoudre. T'aurais voulu montrer ton bon côté à Leo, celui qu'elle a connu un jour, celui qui n'a pas changé, et celui de la femme presque accomplie que t'es devenue. Au lieu de ça, elle a en face d'elle une femme en pleine crise de a trentaine, au rond point de sa vie sans savoir quelle route prendre. "Il y a des personnes qui gèrent mal les émeutes de ce genre, mais si t'as des choses à me livrer sur ton état mental c'est le moment, secret professionnel." Que tu dis, sans trop savoir si t'es sérieuse ou non. T'es certaine que Leo s'est déjà assez confié à toi dans le passé pour ne pas renouveler l'expérience, et de ton côté, t'es pas certaine d'être la bonne personne pour entendre quoique soit de cette intimité. Tu arques un sourcil en l'écoutant, tu ne sais pas trop pourquoi elle te dt ça pour une coupure au bras, puis tu te doutes que la situation la démange autant que toi. "Tu faisais quoi pour te retrouver ici, si je peux me permettre ?" Elle sort peut-être aussi de cette émeute, ce qui te surprendrait, et à la fois pas du tout. La jeune femme que t'as connu a grandi, mais tu ne pouvais pas l'imaginer autrement qu'en femme forte et curieuse. Piqûre faite, matériel préparé, tu ne sais pas trop si tu dois la regarder ou non. Soutenir son regard est assez compliqué pour toi, beaucoup plus que tu n'aurais pu l'imaginer. Tu ris à sa réflexion, te rappelant qu'elle a toujours su le faire. "T'as pas perdu de ton humour à ce que je vois." Tu dis, presque contente de voir que tout n'as pas tant changé que ça en disant. Il y a des restes entre vous, tu penses, malgré tout. Tu hoches la tête. Elle croit. C'est drôle, parce que toi aussi t'es pas certaine d'aller bien ou non. Destins qui s'entremêlent, une fois encore. "Oui ça va, j'ai un bon travail ici je suis contente, j'ai de la chance d'aimer mon travail." C'est la seule chose qui tient encore la route dans ta vie, et heureusement. "Et puis aider les nanas intrépides ça a toujours été ma grande qualité." Que tu rajoutes, sans savoir pourquoi. Peut-être que finalement tu commences aussi à perdre tes moyens, peut-être que c'est plus difficile que prévu de paraître neutre et détachée, quand t'as mille sentiments qui se vivent et explosent au même instant.

Spoiler:
 
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the less you care, the happier you'll be
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the less you care, the happier you'll be
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Tu tentes de comprendre ce qu'elle fait là, à s'occuper de toi, de ton bras. Parce que ça ne semble pas être dans ses attributions. Enfin, tu n'es pas au courant de ce qu'une psychiatre peut faire mais en tout cas, tu l'imagines mal devoir s'occuper des petits bobos. Alors t'attends qu'elle t'explique et au final ça te semble logique. Même si tu n'es pas forcément concernée par ce genre de patients qu'elle décrit. Toi les émeutes, c'est pas un soucis. " Non ça va, je ne pense pas avoir de soucis à ce niveau là. Enfin tu peux m'en trouver si tu veux mais bon... " A vrai dire, vu sa réaction lorsque tu lui as avoué tes sentiments, t'es certaine qu'elle peut te trouver des désordres psychologiques dont tu n'aurais même pas idée. Déjà le fait d'être élevée par deux pères, certains spécialistes un peu trop coincés, pensaient que c'était un problème pour ton développement. Peut être qu'elle aussi pensait ça. Ou bien que l'homosexualité était un soucis. Enfin, tu t'étais fait des idées, tu t'étais imaginée pas mal de choses depuis votre dernière rencontre. Chercher à savoir où tu avais bien pu faire une erreur. Parce que t'en avais fait une, c'est évident. " Je prenais des photos, je dois écrire un article sur la manifestation. " Tu désignes d'un mouvement de tête, le sac dans lequel repose ton appareil photo. Il prend pas mal de place évidemment alors tu ne peux pas simplement le porter autour du cou. Et vu l'émeute, ça aurait pu être compliqué. Elle se met à rire, ce son que tu ne pensais pas réentendre un jour. Il n'en faut pas plus pour que tu sentes ton estomac se serrer. Ou peut être était-ce ta poitrine. Un peu des deux certainement. T'étais pas à ton aise mais au fond, tu étais contente de la revoir. C'était ce mélange de sentiments contradictoires qui finirait par avoir ta peau. " Pour être efficace il faut aimer son travail de toute façon. Si on le fait à contre coeur, c'est là où on fait des erreurs, on se lasse et où on déprime. Enfin tu dois peut être en voir des gens dans ce cas là. " C'est une réalité que tu exposes pour le coup. Tu esquissais un fin sourire mais sa dernière phrase te le fit perdre aussitôt. Une spécialité. Ah ça, tu ne pouvais pas dire le contraire. " Oui, t'as toujours eu un don pour ça... " Tu murmures ces quelques mots, un peu amer de repenser au passé. T'as envie de savoir ce qu'elle est devenue mais tu ne sais pas comment placer tes mots. " Et t'as aidé combien de cas désespéré comme moi depuis.. enfin la dernière fois qu'on s'est vues ? " Léger sentiment de jalousie qui te submerge rien qu'à imaginer qu'il y en ai pu avoir d'autres après toi. " Et ton mari, il va comment ? " Tu grimaces légèrement à l'évocation de ce dernier. T'as pas forcément envie de savoir comment il va non. Tu veux juste paraître polie. Elle et sa petite vie parfaite, mariée, surement avec plein de bambins qui courent partout dans sa grande baraque. Certainement avec piscine d'ailleurs et ces fameuses petites balançoires qui sont au fond du jardin. C'est un peu cliché oui, mais t'as du mal à imaginer sa vie autrement.

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