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Who cares if one more light goes out?
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Who cares if one more light goes out?
À SF depuis : 07/08/2017
Messages : 365 Dollars : 307


Une nouvelle soirée de travail. A force de travailler la nuit, Rafe commençait à penser qu'il subissait à nouveau les lubies de ses supérieurs. Le plus difficile était encore de devoir laisser son fils à une nourrice, qui venait dormir chez eux, pour s'occuper du chat en même temps. Il finissait par se dire que son fils s'éloignerait de lui avec le temps, s'il n'en passait pas plus avec lui. Il avait mis du temps à gagner sa confiance, mais maintenant qu'elle était absolue, le père célibataire refusait de la perdre. Il avait bien les moyens de ne plus travailler pour un sacré bout de temps, mais il n'était pas certain que sa dépression ne le réduirait pas à néant s'il n'occupait pas une énorme partie de son temps. Et il ne se voyait pas faire autre chose qui permette de le canaliser autant. La nuit était déjà bien entamée quand lui et son équipier reçurent un appel radio. « A toutes les patrouilles, un appel réclame une équipe sur Tenderloin, une femme se plaint de personnes hurlant en bas de son immeuble, elle craint pour sa sécurité. » Rafe étouffa un rire. « Bien reçu,  on est près de la zone, on y va. » Le policier enclencha son clignotant et s'engagea sur une rue, puis une autre, toutes plus mal fréquentées les unes que les autres, comme s'il connaissait le chemin par coeur. « Mais on va où là ? Comment tu sais où faut aller, ils t'ont même pas donné de nom de rue ? » « T'inquiète pas, ces appels là on les a souvent, c'est une gamine qui devait pas trop savoir à quoi s'attendre en habitant sur Tenderloin. Elle appelle pour un rien, ça sera fait en deux temps trois mouvements. » «... T'es sûr ? » « Tu vas voir. Dans deux semaines, t'auras l'habitude. » Son nouvel équipier n'était pas si mal, mais Rafe avait toujours du mal à s'accommoder de ses équipiers. Celui-ci était plutôt jeune, il était assez intimidé par le boulot, comme s'il n'avait pas vraiment fait le choix de devenir flic par plaisir.

Le véhicule s'engagea dans la rue qui menait à l'immeuble où habitait la jeune femme. Non loin de là, sur le trottoir, trois hommes mettaient effectivement la pagaille. Rien de bien folichon, ils étaient sûrement saouls et le ton avait dû monter entre eux. Rafe gara la voiture de police sur une place libre non loin de là, entre deux espèces de poubelles sur roues. Il sortit avec son équipier du véhicule et se dirigea vers les hommes, les interpellant. « Messieurs, soit vous vous calmez, soit vous dégagez de là. » Ils commencèrent à s'énerver, hurlant avec leur haleine alcoolisée au visage du policier. L'un le menaçait du doigt, avant de le pousser. Forcé à faire un pas en arrière, Rafe haussa le ton. « Bon, maintenant vous dégagez, sinon je vous embarque ! » « Haha, et tu crois que ça nous faire quoi, on sortira demain, qu'est-ce que ça peut nous foutre ? » « T'es sûr ? Avec ce que t'as dans la poche arrière de ton pantalon, t'es vraiment sûr ? » En flic aguerri, Rafael avait vu le sachet de drogue que cachait l'un des trois hommes dans son pantalon, presque à la vue de tous, comme s'il cherchait à se faire coffrer. En l'absence de réaction, il leur laissa une dernière chance. « Vous voulez vraiment que je vous fouille ?! Dégagez ! » Quelques secondes de réflexion furent nécessaires aux trois hommes, puis ils déguerpirent, titubant, sans demander leur reste. « Mais on n'est pas censé les arrêter vu leur alcoolémie ? » « On a autre chose à faire, et le poste aussi, on va pas se fatiguer pour trois poivrots, ils finiront bien par claquer tout seuls. » Son équipier le regarda, assez interloqué par ses propos, mais Rafe se fichait bien du destin de trois enquiquineurs bourrés. Ils reviendraient peut-être même dans la nuit, et là, il ne se gênerait pas pour les balancer à l'arrière de la voiture de police. « Allez viens, on va rassurer la jeune femme. » Ils pénétrèrent dans l'immeuble, et toquèrent à la porte, en s'annonçant pour ne pas l'effrayer et qu'elle ouvre la porte.



For there is nothing worth living for...
Unless it is worth dying for. Last I checked, we're all a bunch of thieves, digging around where we shouldn't.

©️BESIDETHECROCODILE
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and we'll never be royals.
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and we'll never be royals.
À SF depuis : 05/12/2016
Messages : 1862 Dollars : 311



≈ ≈ ≈
{police, open your door}
✰ w/rafe

Je m’engouffre dans la première bouche de métro que je trouve à la sortie du boulot, sautant dans le premier BART qui s’arrêterait à l’hôtel de ville. La nuit commence tout doucement à tomber et le vent se fait déjà plus présent sur San Francisco. Sans le soleil, la température est clairement différente. Le jour et la nuit ouais. Faire la fermeture du magasin me permettait de me rendre compte de ces changements brusques de météo auquel on était si facilement exposé. L’arrêt de l’hôtel de ville (deux plus loin) est enfin annoncé. Oui, aussi étonnait que ça puisse paraître, mais le quartier où je résidais (et qui craignait le plus à SF) était aussi l’endroit où se trouvait… l’hotel de ville. Bien joué San Francisco ! Les pas entre la bouche de métro et mon appartement se font rapides. Et je regarde mes pieds plutôt que les personnes qui trainent dans la rue. Si ça ne tenait qu’à moins, j’aurai pris un Uber ou un Lyft. Mais la raison qui faisait que je vivais à Tenderloin au lieu d’un quartier qui craignait moins, était aussi la raison pour laquelle je ne pouvais me permettre de me faire rouler dans la ville. Arrivée dans mon appartement, Robert déjà dans les pattes, je m’empresse de fermer les quatre verrous que j’ai sur le porte. Mon appartement est miteux : le papier peint se décolle, mon lit fait office de canapé (et mon sommier est constitué de palettes en bois) mais c’est ce que je peux m’offrir. Il ne tarde pas avant que les bruits du quartier se mettent en place. Je devrai y être habituée, à tous ces hommes alcoolisés qui hurlent en bas de chez moi. Je devrai y être habituée, à ces prostituées au coin de la rue qui insultent plus fort ceux qui ont osé les insulter. Je devrai. Mais être seule m’angoissait à vrai dire. Et vivre seule dans ce quartier m’angoissait encore plus. J’avais beau jouer la grande dame avec ma soeur et mes parents, à dire que je me débrouillais très bien sans eux, que vivre seule c’était le pied et que je n’avais jamais été aussi épanouie alors qu’en fait non : vivre seule c’était tout sauf le pied. Et honnêtement, peut-être que si Robert n’était là pour ronronner ou se faufiler entre mes jambes, j’aurai peut-être déjà mis ma queue entre mes jambes pour rentrer chez mes parents.
J’allume la télévision et tente de câliner Robert, sans succès. J’essaye de mettre le son au maximum, comme pour tenter de masquer les bruits que j’entends dehors et oublier le fait que quatre petits verrous ne tiendraient jamais le choc contre une douzaine d’hommes alcoolisés qui auraient envie de tout casser. Respire Meadow. Respire.
Je tente de me calmer, de me raisonner. Pourquoi ils monteraient dans l’immeuble après tout ? Hein ? Pas de raison ? A part s’ils se trompent d’étages, en croyant que je suis la diseuse de bonne aventure du dessus. Merde. Mon coeur se met à me faire défaut et je saisis mon téléphone portable sans hésiter.
« 911 quelle est votre urgence ? »
« Je… Je me sens pas en sécurité. Je… Je vis à Tenderloin et… Il y a du bruit en bas de mon immeuble…»
« Je vous envois une patrouille »

Les minutes me parurent longues avant qu’on ne toque à ma porte -et qu’on me surprenne par la même occasion.
« Qui est-ce ? » hurlais-je, tout en me levant pour aller ouvrir, dans le cas où ça ne serait pas quelqu’un qui voudrait nuire à ma vie.
Me doutant qu’il devait s’agir d’une patrouille, je passe ma tête dans l’entrebâillement de la porte (toujours maintenue par un loquet)
« Officier Sierra »
Et il suffit juste de ce visage pour que je sois rassurée. Et que j’ouvre la porte.


These violent delights have violent ends And in their triumph die, like fire and powder, Which, as they kiss, consume. The sweetest honey Is loathsome in his own deliciousness And in the taste confounds the appetite. Therefore love moderately. Long love doth so. Too swift arrives as tardy as too slow. —
THESE SUDDEN JOYS HAVE SUDDEN ENDINGS;
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